💛 Respecter sa voix intérieure

Having a soft heart in a cruel world is courage, not weakness

—  Katherine Henson

A 16 ans, je suis devenue végétarienne. Sans chercher à justifier cette décision au début, j’ai juste écouté mon cœur et persisté à faire ce qui me semblait juste et bon, malgré l’opinion majoritaire qui tendait à ridiculiser cette conviction (par ignorance et conditionnement).
A 18 ans, je me suis engagée dans le milieu associatif – pour le respect des droits de l’homme et la protection des animaux. Encore une fois, par seul soucis d’écouter mon cœur.
A 21 ans, je suis partie seule, et pour la première fois, vivre à l’autre bout du monde dans un pays qui ne représentait rien de familier pour moi (et pourtant… Isewula Afrika ❤️).
A 23 ans, je lance un site pour stimuler ma réflexion, partager ma perception et donner de la visibilité aux pratiques de guérison que je veux développer. Toujours guidée par mon cœur.

– “Mais t’as pas peur ?”
– “Moi je pourrais jamais faire ça”
– “Tu crois que toi toute seule tu vas changer quelque chose ?”
– “La vie c’est pas les Bisounours”
– “Et ça débouche sur quoi professionnellement ?”

– “Tu fais ça juste pour te rendre intéressante”

Mon cœur n’est ni raisonné, ni logique, ni rationnel. Mon cœur ne calcule pas les risques et ne recherche pas la sécurité, ni la validation extérieure. Il sait que chaque action est positive : soit je gagne en victoire, soit en expérience. Mon cœur n’a pas peur de se tromper ou que les choses se passent mal, car il sait que le murmure qui l’incite à oser vient de mon âme. Et éventuellement, si je n’écoute pas ce murmure, il se transformera en rugissement.
Dans l’amour et la confiance, mon cœur est connecté à la nature de la vie : incertaine. En cherchant l’épanouissement et la joie dans le présent, avec le moins d’attachements possible, il brille.

Notre plus grande peur n’est pas d’être insuffisants.
Notre peur la plus profonde est que nous soyons puissants au-delà de toutes limites.
C’est notre lumière et non nos ténèbres qui nous effraie le plus.

—  Marianne Williamson

Etre confronté aux changements, c’est en réalité une opportunité de s’aligner à la vie. Le mot “courage” tire son origine de la racine latine “cor” qui signifie “cœur”.
Littéralement, vivre avec le cœur.

Ceux qui ne sont pas courageux vivent avec la tête. Craintifs, ils créent autour d’eux un mur de sécurité et de familiarité, pour se rassurer. Lorsque les êtres humains pensent qu’ils sont séparés de l’Univers, de la Source, de Dieu (ou du nom que tu préfères donner à ce champ infini de potentialité pure), ils ont immédiatement peur de ce qui pourrait leur arriver. Ils bloquent le flux de la vie et de la création par peur de l’inconnu et du changement, alors que c’est la nature de l’Homme. Les Bouddhistes pensent que la seule chose constante dans la vie, c’est le changement. De la plus petite cellule jusqu’à la pointe de nos cils, notre corps est constamment en train de changer – comme absolument tout ce qui nous entoure. C’est ce qu’il y a de plus naturel. Seul l’instant présent est unique, et c’est tout ce qui compte réellement.

Pourtant, on est nombreux à ne pas être épanoui dans le présent. A voir le bonheur comme un but, au lieu d’un chemin à incarner. A accepter de sacrifier sa vie maintenant, pour un futur fantasmé dans lequel on pourrait réaliser nos rêves (dans cette vie ou une autre).

A 17 ans, on nous demande de choisir un métier qu’on voudrait faire toute notre vie – une constante à suivre pour nous définir et devenir des prisonniers sans désir de grandir et de changement, et perdre notre potentiel créateur. C’est contre-nature. On peut choisir une voie, un chemin à explorer, en suivant ce qui nous passionne et nous motive dans l’instant donné pour être sûr de réussir. Mais choisir une seule voie, généralement plus par sécurité et pour le statut qu’elle confère que pour nos aspirations profondes, ça nous coupe de notre potentiel et on se perd dans le nuage de mensonge avec lequel on confond notre vraie identité.

Je fais partie d’une génération (née entre 1980 et 2000) qui a grandit avec les nouvelles technologies : les “Milennials”, ou Génération Y”. Depuis qu’on est né, le monde évolue dans une sphère très différente des époques précédentes. Aujourd’hui, le changement et le “progrès” sont rapides et constants.

On cherche comme toutes les générations qui nous ont précédé la validation extérieure. Ce qui nous différencie d’elles c’est qu’avec les nouvelles technologies, notre identité a été intensément liée à notre image, qui est devenue numérique, donc visible par tous.
Sauf que si on base toute notre identité sur ce qui est extérieur à nous (notre profession, notre physique, nos relations), et que ce qui est extérieur à nous ne fait que changer de façon très rapide, comment on peut assurer la pérennité de notre épanouissement ? Ce qui est extérieur à nous n’est pas un repère viable. On doit chercher plus profondément. C’est ce qui fait de nous une génération de jeunes humains en quête de sens. Contrairement à nos parents et à nos grands-parents qui pouvaient se baser sur l’extérieur pour assurer la survie de leur familles (en choisissant un emploi sur le critère de l’argent, une relation qui permet de perpétuer une lignée…).
Notre quête est la suite logique de l’évolution humaine. Ça nous permet de nous éveiller et de passer dans une nouvelle ère : Spirituelle.

Ce que l’Univers manifestera lorsque vous serez en alignement avec lui est
beaucoup plus intéressant que
ce que vous essayez de manifester

—  Adyashanti

La vie est pleine d’incertitudes et de surprises, c’est là sa beauté. Alors, prendre le risque et faire ce qu’on n’aurait jamais oser faire… sortir de son confort, qui en apparence rassure mais en profondeur enfonce dans la tristesse… lâcher prise sur nos habitudes, nos obligations, nos attachements, si ceux là ne coïncident pas avec l’appel de notre âme… C’est pas ça, vivre ?

L’attachement est le nerf de toutes souffrances : en acceptant le changement pour ce qu’il est, c’est à dire omniscient, on se libère de la souffrance. Pour trouver la paix, on doit laisser les choses évoluer constamment sans s’y opposer.

On a tous une mission sur Terre. Personnellement, je considère que la mienne est d’avoir une responsabilité envers les humains, les autres animaux et l’environnement : celle de toujours faire de mon mieux pour les impacter de façon positive.
Mon intention reste la même : renforcer ma relation avec ma vérité. Moins je suis intéressée par la validation sociale, plus je suis capable de produire quelque chose d’unique, de perturbant, de bénéfique et de transformateur.

Pour moi le courage, c’est être fidèle à mon coeur. Avoir le courage de partager mes idées, d’exprimer mes convictions, de changer quand ça s’avère nécessaire, d’accueillir l’inconnu en dépit de mes peurs : au niveau relationnel, professionnel, ou dans ce constant voyage de compréhension de qui je suis. Reconnaître ce qui est bon pour moi et l’affirmer (savoir dire non). Savoir que derrière la peur, l’objet de ma peur n’existe pas. C’est seulement une projection de mon mental : cette partie de moi limitante que je suis venue transcender.

Respectez-vous, respectez votre propre voix intérieure, et suivez là

—  Osho

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